LES COWGIRL UP : site officiel du club de LES COWGIRL UP : site officiel du club de danse de narbonne plage - clubeo

Musique noire des années 1940

Vidéo                                                                 Valaida Snow  

 Il y a deux Valaida Snow: la vraie, et l'autre, qu'elle a contribué à inventer, et qui a inspiré des auteurs de fiction.  Son existence hors du commun a cependant inspiré une biographie en 2007, qui démêle la réalité historique des mensonges de la chanteuses. En voici quelques extraits: L'année de sa naissance a longtemps été inconnue, car, Valaida Snow a tout au long de sa vie, enjolivé ou dramatisé son existence. La légende a, elle-même, amplifié ou créé certains faits, et il n'est pas facile de distinguer le vrai du faux.

Le père dirigeait une troupe itinérante baptisée "Pickaninny Troubadours", composées des enfants du couple, d'orphelins adoptés, de nains... La légende décrit John Snow comme plein de qualités. Mais, selon son biographe Mark Miller il faisait jouer sa petite troupe du matin au soir, forçant les enfants à mendier, vêtus de haillons, gardant l'argent pour lui. Etta, leur mère, aurait appris une dizaine d'instruments à Valaida, dont la trompette, qui la rendra célèbre. Elle se fraye alors un chemin dans le monde du spectacle, en chantant et en jouant de la trompette: on la surnomme "Little Louie", tant son jeu imite bien celui de Louis Armstrong. Elle aura de nombreuses liaisons dont une avec Maurice Chevalier. Elle épouse Annias Berry, un tap-danser de 19 ans, alors qu'elle en a plus de 30... Sa belle-famille la fait enfermer pour bigamie, mais il s'avère que sa première union avec King Nappy Brown n'a jamais été validée par un mariage, et on la libère.

La reine, Wilhelmine des Pays-Bas lui aurait offert une trompette en or. Mais les nazis assassinent son manager hollandais, qui est Juif. Elle s'envole en 1941 pour Copenhague, pensant y être en sécurité: c'est l'année que choisit le Reich hitlérien pour envahir ce pays... Accusée de vol d'argenterie et de trafic de drogue, elle est enfermée durant cinq mois dans la prison de Copenhague. A son retour aux USA, elle laissera courir le bruit qu'elle a été enfermée dans un camp de concentration. En vérité, selon la légende, elle en serait sortie au bout de 18 mois, échangée par un officier SS amateur de jazz contre un espion allemand... Cela relance sa carrière, mais quand la supercherie est découverte, Valaida perd sa crédibilité. Elle devient serveuse dans une station balnéaire à Catskills.

À la fin de sa vie, elle enregistre du calypso et du rhythm and blues. Dans "Around the world", elle chante en rerecording avec elle-même. Ce morceau troublant, plein de charme, illustre bien son double visage.

musique noire année 1940

Vidéo : Valaida Snow  avec The Ali Baba Trio "Patience and Fortitude" (1946) 

Vidéo : Valaida Snow for Lady Be Good

                                                      

                                                               The Delta Rhythm Boys

The Delta Rhythm Boys est créé en 1934 par quatre étudiants de l'université Langson dans l'Oklaomal. Ils vont être rapidement engagés par une radio argentine à Buenos Aires où ils passent plusieurs mois, et décident à leur retour aux États-Unis de tenter leur chance à New York. Dès la fin des années 1930, ils chantent à Broadway. Ils vont par la suite, enregistrer jusqu'en 1955 d'innombrables disques 78 tours seuls ou en collaboration avec de grands noms tels que Mildred Bailey, Fred Astaire ou encore Ella Fitzgerald. Leur prestige décline aux États-Unis à partir de la fin des années 1950, mais ils restent très populaires en Europe, où ils décident de s'installer. En France, ils chantent au Moulin Rouge, mais étant également très appréciés en Europe du Nord, ils enregistrent des titres en suédois, danois et finnois.

Take the "A" Train - The Delta Rhythm Boys

Vidéo : Take the "A" Train - The Delta Rhythm Boys (1941)

 

                                                    Fats Waller

Fats Waller est un pianiste, organiste, chanteur (Swing) qui commence à enregistrer en 1922. Dès ses premières apparitions sur scène, il impressionne tant par sa musique que par ses mimiques et son talents de comédien. Véritable boulimique, Fats Waller enchaînera les enregistrements (450 morceaux en neuf ans) les radio-shows, ainsi que les apparitions au cinéma. Épuisé, après une succession de tournées harassantes qui l'affaiblissent considérablement, il décède d'une pneumonie en 1943 dans un train de nuit à proximité de Kansas City. Il n'est âgé que de 39 ans. "Is not Misbehavin'' et "Honeysuckle Rose", ont été intronisées au Temple de la renommée des Grammy à titre posthume, en 1984 et 1999.

Anecdote : c'est à la demande de ses producteurs, qu'il ajoutera à son répertoire de plus en plus de chansons populaires qu'il interprètera avec les grimaces et pitreries réclamées par le public. Il suffit de l'écouter pour se rendre compte que derrière le clown, se cachait un pianiste complet et d'une grande sensibilité. Germain Piéton

         Fats Waller

Vidéo : Fats Waller in "Your Feet's Too Big - 1941 -

VidéoFats Waller - I've Got My Fingers Crossed -1937-

Vidéo : Fats WALLER "Honeysuckle Rose" !!! - 1943 -

 

 

                                                      Gloria Grey

          Gloria Grey 1950

Vidéo : Gloria Grey sings "Oh By Jingo" - 1950 

 

                                                           LaVilla Tulos

LaVilla Tulos

Vidéo LaVilla Tulos (jazz harpiste) - "Swanee River" - 1940 -

 

                                                  Mamie Smith

Mamie Smith s'illustra successivement comme danseuse de revue, chanteuse de Jazz et de blues, pianiste et actrice. Elle chanta dans de nombreux clubs et, en 1918, fit partie de la revue Made in Harlem.

       Mamie Smith

VidéoMamie Smith "Harlem Blues" - 1935 -

 

                              

                                        Bill " Bojangles " ROBINSON

Véritable prodige de la danse, il n’a que 9 ans quand il quitte Richmond pour Washington où il survit comme danseur de rue. Rapidement, son style extraordinaire lui permet de travailler dans des clubs de la ville. C’est à cette époque qu’il acquiert son surnom Bojangles, raccourci de « bones jangle » qui signifie tintement d’os, apparemment lié à son caractère insouciant.

En 1905, il rejoint une troupe itinérante qui se produit dans des boîtes de nuit et des cabarets à New York puis à Chicago. La ségrégation étant la norme aux États-Unis, cette troupe se produit principalement devant des spectateurs noirs.

À l’époque, les claquettes sont un style relativement nouveau. Robinson fait donc partie des précurseurs : il développe les mouvements et les rythmes en utilisant davantage la pointe du pied et des frappes glissées. Il est à l'origine de l'événement le plus marquant des danseurs d'escaliers qui consiste à faire des claquettes sur quelques marches en avant et à reculons. Il devient célèbre en une seule nuit avec sa danse d’escaliers dans le spectacle « Shuffle Along of 1921 », un spectacle uniquement noir de  la 63e rue de Broadway. Son talent en fait une star au sein de la communauté noire et une des têtes d’affiche.

Robinson donne toujours le meilleur de lui-même et cet enthousiasme séduit le public. Acclamé pour son style de danse novateur et complexe, il personnifie l’insouciance et l’élégance en apparaissant souvent sur scène en queue-de-pie avec une canne.

Anecdotes :

  • En 1933, pendant un séjour dans sa ville natale, il remarque deux jeunes enfants qui ont du mal à traverser une route très fréquentée car il n'y a pas de feux de signalisation. Il se rend à la mairie et finance l'achat et l'installation des premiers feux tricolores de la ville. En 1973, une statue à son effigie a été érigée dans un parc situé non loin de cette intersection.

  • Depuis 1989, les États-Unis célèbrent le Tap Dance Day (Fête des claquettes) le 25 mai, jour anniversaire de sa naissance. À cette occasion, Broadway est interdite aux automobiles et devient une immense piste de danse où chacun peut venir faire des claquettes.

  • En 1968, Jerry Jeff Walker a écrit la chanson Mr. Bojangles en son hommage. Elle a été interprétée par de nombreux artistes, parmi lesquels Sammy Davis Jr, Bob Dylan, Nina Simone, Whitney Houston ou Robbie Williams. Wikipédia

                          Bill " Bojangles " ROBINSON

VidéoBill " Bojangles " ROBINSON " The Sand Dance " !!!

Vidéo Jeni LeGon, Bill Robinson and Fats Waller "Living In A Great Big Way"

 

                                                                  Billie Holiday

 Billie Holiday, surnommée ''Lady Day'', est une chanteuse américaine de Blues et de jazz considérée comme l'une des plus grandes chanteuses que le jazz ait connues.

Elle arrive à New York en 1928 et commence à faire des ménages dans Harlem, où elle chante de temps en temps quand l'occasion se présent, mais elle finit comme sa mère par se prostituer. Elle est arrêtée, et passe quelques mois en prison. A sa sortie, elle est  engagée comme chanteuse rémunérée au pourboire dans plusieurs clubs clandestins.

Billie chantera avec le clarinettiste Benny Goodman, Lester Young, Fletcher Henderson et le grand orchestre de Cout Basie,  puis avec celui d' Artie Shaw... Sa vie est un feuilleton à rebondissements... Drogue, prison, amants...etc. Elle dira :    « Je suis une des chanteuses esclaves les mieux payées, mais je n'ai pas plus de liberté que si je cueillais le coton en Virginie ». Germain Piéton

Billie Holiday & Louis Armstrong - New Orleans

Vidéo Billie Holiday & Louis Armstrong - New Orleans

 

                                                    

                                                             Cab Calloway's

Cab Calloway est un compositeur, chanteur, acteur et auteur, né le 25 décembre 1907 à Rochester (État de New York). Pendant ses études de droit, il  chante avec le groupe « The Alabamians », qu'il reprend en 1928, puis il dirige l'orchestre des « Missourians », et enfin son propre orchestre, jouant dans des hôtels, théâtres et boîtes de nuit à travers les États-Unis.

Consacrant sa vie au jazz dès son plus jeune âge, il danse, chante, joue de la batterie et anime les spectacles, ce qui lui vaut d’être déjà célèbre à Harlem en 1929.

Grâce à la chanson « Minnie the Moocher », où il lance le célèbre « Hi de Hi de Ho »  au cours d'un dialogue avec l'orchestre sur des onomatopées hululées et entrecoupées de gloussements et autres vocalises exotiques, qu'il sera, en 1931, connu dans le monde entier. C'est en improvisant parallèlement avec ce même orchestre son célèbre « Zah Zuh Zah », qui lancera le mouvement Zazou, qui marquera la France de la fin des années trente jusqu’à la Libération.

Citation : La seule différence entre un artiste noir et un artiste blanc, c'est que son cul a été botté beaucoup plus, parce qu'il est noir.  Germain Piéton

Cab Calloway's Hi De Ho - 1934

VidéoCab Calloway's Hi De Ho - 1934

 

                                                     Lena Horne

Lena est une chanteuse  américaine de jazz de chanson populaire et une actrice de films musicaux. Elle était surnommée « la tigresse » en raison de sa silhouette féline.

Elle a fait ses débuts dans le milieu du spectacle en 1934 comme danseuse dans la troupe du Cotton Club célèbre cabaret de Harlem où elle devient chanteuse trois ans plus tard, accompagnée par l'orchestre de Charlie BarnetLena Horne se fait remarquer ensuite et entame une carrière cinématographique.

Après un faux départ dans un film musical parlant de 1938, intitulé « The Duke is Tops », Lena Horne est la première femme Afro-Américaine à signer un contrat de longue durée avec un studio d'Hollywood, la Métro-Goldwyn-Mayer. Elle y fait ses débuts en 1942, et devient célèbre en 1943 pour son interprétation de Stormy Weather, dans le film du même nom.

Toutefois, elle n'aura que peu de premiers rôles du fait de sa couleur de peau, par peur du boycott dans les États du Sud, où les cinémas refusaient de projeter ses films. 

Elle épouse un juif américain, en dépit d'un environnement hostile. En effet, les directeurs des studios désapprouvent cette union inter-raciale et le couple est mis au ban.

Dans sa biographie, Lena Horne raconte les pressions énormes et les injures qu'ils durent subir: le couple étant accusé dans les années cinquante, d'« activités anti-américaines », ce qui vaudra à Lena Horne une traversée du désert émaillée de quelques disques qu'elle parvient tout de même à enregistrer pour la RCA. C'est en 1957, grâce à la revue Jamaïca, qu'elle renoue avec le succès. Elle enchaînera par la suite des tournages et un certain nombre de revues jusque dans les années 1970;

 

Lena Horne "Stormy Weather"

Vidéo Lena Horne "Stormy Weather" -1943 -

VidéoHazel Scott & Lena Horne - Jericho - 1943

Vidéo :  Lena Horne - ''The Lady Is A Tramp'' 1944

Vidéo :  Lena Horne - ''Honeysuckle Rose'' - Thousands Cheer